Il y a un moment dans l'année où les vitres deviennent soudain visibles. Ce n'est pas qu'elles se salissent plus vite en octobre : c'est que le soleil descend. Une lumière rasante traverse le vitrage au lieu de le frapper de face, et elle révèle chaque traînée, chaque trace de doigt, chaque dépôt de pluie. En plein été, la même vitre paraissait propre.
C'est aussi le moment où l'on commence à passer ses journées derrière la fenêtre. La propreté du vitrage change alors la lumière de toute la pièce, et ce n'est pas une impression : un verre chargé de poussière diffuse la lumière au lieu de la laisser passer. C'est d'ailleurs l'un des gestes à grouper avec les autres préparatifs d'avant-hiver, au même titre que les réglages qui évitent de monter le chauffage.
L'ordre des gestes compte plus que le produit
La plupart des traces ne viennent pas d'un mauvais produit mais d'un mauvais ordre. Voici celui qui fonctionne.
D'abord, dépoussiérer à sec. Un chiffon sec sur le cadre, la traverse et les angles avant toute chose. Si vous mouillez d'abord, la poussière devient de la boue et vous l'étalez sur toute la surface. C'est l'erreur la plus courante.
Ensuite, travailler par bandes qui se recouvrent. De haut en bas, chaque passage mordant légèrement sur le précédent. Les zones oubliées sont toujours aux jonctions entre deux passages.
Enfin, essuyer avant séchage. C'est le point décisif. Une vitre qui sèche seule garde la trace de l'eau et des minéraux qu'elle contenait. Il faut reprendre la surface avec un textile sec pendant qu'elle est encore humide.
Le jour et l'heure
Évitez le plein soleil. Sur une vitre chaude, le liquide s'évapore avant que vous ayez fini de l'essuyer, et vous obtenez exactement ce que vous vouliez éviter. Un ciel couvert ou le début de matinée valent mieux qu'une belle journée lumineuse.
Évitez aussi le gel. En dessous de zéro, l'eau fige sur le verre et le résultat est ingérable. D'où l'intérêt de s'y mettre en automne plutôt qu'en plein hiver.
Le vrai problème : les vitres qu'on n'atteint pas
Tout ce qui précède suppose qu'on puisse atteindre la surface. Or dans beaucoup de logements, ce n'est pas le cas. La face extérieure d'une baie vitrée en étage, une véranda, un garde-corps vitré, une imposte en hauteur : ces surfaces-là ne se nettoient jamais, non pas par négligence mais parce que l'exercice consiste à se pencher par la fenêtre avec une raclette au bout du bras.
Trois options existent.
La perche télescopique reste la solution la moins chère. Elle demande de la place au sol pour reculer et se révèle vite fatigante : le poids en bout de bras augmente avec la longueur.
Le nettoyage professionnel se justifie pour une grande surface une fois par an, beaucoup moins pour deux fenêtres.
Le robot lave-vitres répond exactement à ce cas : il se pose sur la vitre, tient par aspiration et fait ses passages seul. Vous restez à l'intérieur pendant qu'il travaille sur la face extérieure.
Ce qu'un robot fait, et ce qu'il ne fait pas
Autant être clair sur les limites, parce qu'elles décident de l'achat.
Il lui faut une surface vitrée lisse et continue. Une fenêtre à petits carreaux, un verre dépoli ou texturé, une vitre très bombée : il ne tient pas ou il se perd. La plupart des modèles demandent au minimum une trentaine de centimètres de côté.
Il ne décolle pas une saleté incrustée. Sur une fiente d'oiseau sèche ou une trace de peinture, il passera dessus sans résultat. Il excelle sur l'encrassement régulier, pas sur l'accident.
Enfin, sur une vitre extérieure en étage, le cordon de sécurité s'attache à un point fixe avant de lancer l'appareil, sans exception. C'est la seule précaution qui compte vraiment.
Et pour les recoins que la lumière n'atteint pas
Une véranda ou une cave ont un point commun : on y voit mal au moment où l'on travaille. Le sujet est traité à part dans bricolage, cave, garage : y voir sans tenir de lampe.
Ce qu'on peut retenir
Dépoussiérer avant de mouiller, travailler par bandes qui se recouvrent, essuyer avant que ça sèche, et ne pas s'y mettre en plein soleil. Pour les surfaces accessibles, cela suffit et ne coûte presque rien. Pour celles qui ne le sont pas, la question n'est plus la méthode mais l'accès.
Nous ne vendons pas de robot lave-vitres. Nous en avons proposé un, puis nous l'avons retiré : le prix auquel notre fournisseur nous le livrait dépassait celui auquel les mêmes modèles se vendent en France. Vous vendre plus cher que le marché n'aurait servi personne, et nous préférons vous le dire que de laisser la fiche en ligne. Si le sujet vous intéresse, comparez les modèles chez les enseignes spécialisées en vérifiant deux points : la taille minimale de vitre acceptée, et la présence d'un cordon de sécurité. Ce que nous vendons — éclairage rechargeable, chaleur et confort d'intérieur — est réuni dans la sélection automne & hiver.